Regardduweb
Regardduweb Favoris
0

Roger Garaudy
Homme politique
Français

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles
(Aucune note)
Chargement...
Laisser commentaire
Photo de la star Roger Garaudy
Roger Garaudy est mort il y a 12 an(s),
à l'âge de 98 ans.
Il aurait 111 ans.

Fiche d’identité de
la vedette Roger Garaudy

Prénom :

Roger
(Prénom ou Nom/Pseudo
commençant par la lettre , )

Lieu de naissance :

Marseille
(Continent de naissance : Europe
Pays de naissance : France
Région française de naissance : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département français de naissance : Bouches-du-Rhône (13)
Ville française de naissance : Marseille)

Activité / Métier :

Homme politique
(Secteur d'activité de la star :
Business / Droit / Politique, Politique)

Nationalité :

Française
(Nationalité d'un pays en : Europe)

Date de naissance :

17 juillet 1913

Signe astrologique du zodiaque :

Cancer

Signe astrologique chinois :

Bœuf

Date de décès :

13 juin 2012

Mort à l’âge de :

98 ans
(Souhaitez son anniversaire de décès dans 328 jour(s).
Il est mort il y a 12 an(s), Il aurait actuellement 111 ans)

Taille :

Taille inconnue

Couleur des cheveux :

Couleur des cheveux non renseignée

Couleur des yeux :

Couleur des yeux non renseignée

Origines ethniques / ancêtres :

Origines ethniques / ancêtres inconnue

Extrait de la page Wikipedia
de la star Roger Garaudy

Roger Garaudy est un homme politique, philosophe, écrivain et négationniste français, né le à Marseille et mort le à Chennevières-sur-Marne.

De 1933 à 1970, il est une figure importante du Parti communiste français. Après en avoir été exclu, il se rapproche des milieux écologistes conservateurs puis de l'extrême droite. Outre ce parcours politique, il s'est aussi engagé dans les questions religieuses et s'est converti successivement au protestantisme, au catholicisme puis à l'islam.

Garaudy a provoqué de vives polémiques en propageant des idées négationnistes : d'abord au sujet du goulag soviétique durant sa période communiste, puis après 1996 au sujet de la Shoah, ce qui lui a valu d'être condamné pour contestation de crimes contre l’humanité, diffamation à caractère racial et incitation à la haine raciale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages qui reflètent ce parcours.

Protestant dans sa jeunesse, tandis que son père est athée et sa grand-mère maternelle fervente catholique, Roger Garaudy se revendique volontiers comme « polémique et hérétique ». Il étudie au lycée Thiers de Marseille. Pendant ses études universitaires, il adhère au Parti communiste français (PCF) en 1933. Il est reçu à l'agrégation de philosophie en 1936.

Titulaire d'un doctorat en philosophie avec une thèse sur la « Théorie matérialiste de la connaissance » défendue à la Sorbonne en 1953.

Mobilisé en 1939, il obtient la Croix de Guerre après s'être battu dans la Somme, mais de retour dans le Tarn, il est arrêté le et déporté par le régime de Vichy dans un camp d'internement d'Afrique du Nord (à Djelfa, Algérie) jusqu'en février 1943.

Il devient ensuite rédacteur en chef de Radio-France à Alger, mais démissionne au bout de quelques mois pour devenir le collaborateur d'André Marty à l'hebdomadaire communiste Liberté.

Après l'obtention de son doctorat, il enseigne à l'université de Clermont-Ferrand — où il subit l'hostilité et le mépris de Michel Foucault qui le poussa à solliciter sa mutation —, puis à l'université de Poitiers. Il est directeur des Cahiers du communisme, revue théorique du PCF, jusqu'en 1964. C'est à l'époque de sa députation qu'il se lie d'amitié avec l'abbé Pierre, également député (MRP) au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Il meurt le à son domicile de Chennevières-sur-Marne.

Membre du comité central du PCF en 1945, il est élu député communiste du Tarn (1945-1951), puis de la Seine (1956-1958), et sénateur de Paris (1959-1962). En février 1949, il est notamment témoin cité par les avocats de la défense du journal Les Lettres françaises, attaqué en diffamation par Viktor Kravtchenko.

  • Croix de guerre 1939-1945
  • Médaille de la déportation et de l'internement pour faits de Résistance
  • Prix Fayçal en 1986
  • Prix Kadhafi des droits de l'homme, décerné par la Jamahiriya arabe libyenne, en 2002
  • Membre de l'Académie du royaume du Maroc

Directeur du Centre d'études et de recherches marxistes, Roger Garaudy a longtemps été l'un des « philosophes officiels » du Parti communiste jusqu'à son ralliement aux thèses de l'extrême gauche autogestionnaire en mai 1968. À cette époque, il défend déjà des thèses négationnistes concernant le goulag. L'historien Marc Ferro lui reproche aussi d'avoir minimisé les appels au terrorisme de Lénine lors de la révolution d'Octobre : à propos d'une lettre de juin 1918 où Lénine appelle à la « terreur de masse », Marc Ferro pointe que « Roger Garaudy oubliera ce passage dans l’édition des œuvres complètes de Lénine (1958-1976) » dont il avait dirigé la traduction en 47 volumes aux Éditions sociales.

Il est exclu du PCF en juin 1970 pour ses positions non-conformes à la « ligne du Parti ». Après l'étouffement du « printemps de Prague », il a critiqué les formes de communisme du « bloc de l'Est ». Puis dans Le grand tournant du socialisme, il a évoqué une « nouvelle révolution scientifique et technique » qui impose une « nouvelle analyse de la lutte des classes » (le « bloc historique nouveau ») et une démocratisation du parti. Il a aussi défendu la vision d'un communisme humaniste et ouvert aux spiritualités, ce qui l'a amené à de vives oppositions avec la lecture du marxisme défendue par Louis Althusser.

En 1978, Roger Garaudy témoigne au procès de Fañch Le Henaff, un objecteur de conscience inculpé de « refus de carte du service national ». Il déclare au président du tribunal :

« Je vous remets ma médaille militaire, ce qui fut autrefois le symbole de la liberté, ma croix de guerre avec deux citations car si Fanch Hénaff était condamné, elle n'aurait plus aucun sens. Vous en ferez ce que vous voudrez. »

Après son exclusion du Parti communiste, Roger Garaudy se rapproche des milieux régionalistes et écologistes. Il annonce même son souhait de présenter sa candidature à l'élection présidentielle française de 1981 en publiant en mai 1979 son livre Appel aux vivants. Une association du même nom est créée, et cette candidature est débattue, parmi d'autres, à l'occasion des assises de Lyon du Mouvement d'écologie politique qui se tiennent en mai 1980 : au terme d'une élection primaire, c'est toutefois la candidature de Brice Lalonde qui est retenue, tandis que Roger Garaudy défendait, selon l'historien Alexis Vrignon, qui a étudié les archives de l'époque, une « critique naturiste et conservatrice du progrès ».

Roger Garaudy s'implique alors dans le dialogue international des cultures et des religions, question déjà très présente dans son Appel aux vivants, et se convertit à l'islam en 1982 sans pour autant renoncer au marxisme. Ibn Baz, cheikh salafiste saoudien, le nomme membre du Conseil supérieur international des mosquées. Cependant, là aussi, Garaudy adopte une vision personnelle de ses appartenances idéologiques, déclarant en novembre 1996 : « J'ai atterri dans l'islam sans me défaire de mes croyances personnelles ni de mes convictions intellectuelles ». Ce qui a fait dire au cheikh dans une fatwa que le philosophe français était un « hypocrite » et un « impie originel ».

Roger Garaudy a créé sa propre fondation en Espagne à Cordoue, dans la tour de la Calahorra, la « fondation Roger-Garaudy ». On y découvre plusieurs personnages qui retracent l'histoire de l'islam en Espagne à l'époque d'Al-Andalus. La fondation octroie en 1991 son prix pour la recherche historique à Ismaël Diadié Haïdara — qui découvrira plus tard être un descendant de Juifs d'Espagne — pour son ouvrage L’Espagne musulmane et l’Afrique subsaharienne,.

Roger Garaudy est l’auteur d’un ouvrage intitulé Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, qui fut publié en 1995 par les éditions La Vieille Taupe qui ne le servit qu'à ses propres abonnés, puis réédité en 1996. Cet ouvrage, se compose de trois chapitres principaux : « Les mythes théologiques », « les mythes du XXe siècle » et « l'utilisation politique du mythe ».

Il soutient la thèse négationniste d'un « complot sioniste », qui, pour justifier l'expansionnisme israélien, aurait « inventé la Shoah ». Garaudy y nie le génocide commis par les nazis contre les Juifs, et rejette les travaux des historiens accumulés depuis des décennies. Il adopte ainsi les thèses fondamentales du négationnisme : Hitler n'aurait pas donné l'ordre de l'extermination ; le mot « extermination » serait une fausse traduction et désigne en fait l'expulsion des Juifs ; les Juifs furent décimés par le typhus et les fours crématoires servaient à brûler les cadavres des victimes de la maladie ; il n'y aurait pas de sources ni de témoins fiables ; les crimes des Alliés seraient pires que ceux des nazis ; les chambres à gaz n'auraient pas existé ; des tortures auraient été infligées aux prisonniers nazis pour leur faire avouer le génocide ; il y aurait un « complot juif » international ; les thèses négationnistes ne seraient pas scientifiquement réfutables ; il existerait des impossibilités matérielles d'utiliser le gaz Zyklon B pour tuer les victimes et de faire fonctionner les fours crématoires comme cela a été décrit. Comme ses autres convictions successives, l'antisionisme de Roger Garaudy est radical et l'avait conduit, dès 1982, à comparer sionisme et nazisme.

L'« affaire Garaudy » est d'abord révélée par Le Canard enchaîné en janvier 1996, suivi par quelques quotidiens nationaux, entraînant contre lui le dépôt de plusieurs plaintes avec constitution de partie civile pour contestation de crime contre l'humanité, diffamation raciale publique et provocation à la haine raciale par des associations de résistants, de déportés et des organisations de défense des droits de l’homme. Puis, le scandale est médiatisé en avril 1996, lorsque Roger Garaudy et son avocat Jacques Vergès, annoncent le soutien de l'abbé Pierre, qui est exclu de la LICRA, et du cinéaste René Vautier. Converti à l’islam depuis le début des années 1980, Roger Garaudy avait aussi reçu pendant le procès le soutien d’intellectuels de pays arabes et musulmans.

Roger Garaudy a été condamné, le , pour contestation de crimes contre l’humanité et diffamation raciale. Dans ses attendus, le tribunal souligne que « loin de se borner à une critique du sionisme […] Roger Garaudy s’est livré à une contestation virulente et systématique des crimes contre l’humanité commis contre la communauté juive ». Rejetant l’argument selon lequel son livre serait « antisioniste » et non « antisémite », les magistrats expliquent que l'auteur, « bien qu’il s’en défende, présente sous forme d’une critique politique […] d’Israël ce qui n’est qu’une mise en cause de l’ensemble des Juifs ». Ce jugement a été confirmé en appel le , Garaudy étant en outre condamné pour provocation à la haine raciale,,,. Ses pourvois en cassation ont été rejetés par la chambre criminelle le 12 septembre 2000. Son recours devant la Cour européenne des droits de l'homme, fondé sur la violation de l'article 10 (liberté d'expression) de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 6 (droit à un procès équitable) de la Convention, de l'article 4 du Protocole no 7 (droit de ne pas être jugé ou puni deux fois) et des articles 9 (liberté de pensée, de conscience et de religion) et 14 (interdiction de la discrimination) de la Convention, a été déclaré irrecevable par la Cour, le 24 juin 2003, les juges européens déclarant :

« Comme les juridictions nationales l'ont démontré, que le requérant a fait siennes les thèses négationnistes et a remis en cause systématiquement les crimes contre l'humanité commis par les nazis envers la communauté juive. [Ce livre, qui a] dans son ensemble, un caractère négationniste marqué, va à l'encontre des valeurs fondamentales de la Convention, à savoir la justice et la paix. […] Aucun élément ne permet d'établir que M. Garaudy n'a pas bénéficié d'un procès équitable. »

  • 21/10/1945 - 10/06/1946 : député communiste du Tarn
  • 02/06/1946 - 27/11/1946 : député communiste du Tarn
  • 10/11/1946 - 17/04/1951 : député communiste du Tarn
  • 02/01/1956 - 08/12/1958 : député communiste de la Seine (1re circonscription)
  • 26/04/1959 - 31/10/1962 (démission) : sénateur de la Seine (groupe communiste)

Il est l'auteur de plus de 70 livres.

  • 1958 : Prométhée 48, Théâtre de l'Apollo
  • Salim Bustros, Socialisme, christianisme et libération de l'homme dans la pensée de R. Garaudy, Thèse de théologie, Université de Louvain, 1976.
  • Georges Cottier, Chrétiens et marxistes. Dialogue avec Roger Garaudy, préface du Marie-Dominique Chenu, Mame, Tours, 1967.
  • André Dupleix, Le socialisme de Roger Garaudy et le problème religieux, Privat, 1971.
  • Serge Perottino, Garaudy, Seghers, collection Philosophes de tous les temps, 1969.
  • Joseph Gabel, « M. Garaudy, Kafka et le problème de l'aliénation (A propos de l'essai : D'un réalisme sans rivages) », Socialisme ou barbarie, Volume VII (16e année), n° 37, juillet-septembre 1964, p. 54-64. Lire en ligne
  • Didier J-F Gauvin, Un intellectuel communiste illégitime Roger Garaudy, éditions du Croquant, 2022, préface de Michel Dreyfus (ISBN 9782365122825), présentation en ligne).
  • Claude Glayman, Garaudy par Garaudy, La Table Ronde, 1970.
  • Robert Goulon, L'itinéraire spirituel de Roger Garaudy, Thèse, Université de Metz, 1983.
  • Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Éditions du Seuil, coll. « XXe siècle », , 691 p. (ISBN 2-02-035492-6, présentation en ligne).
  • Michaël Prazan et Adrien Minard, Roger Garaudy : itinéraire d'une négation, Paris, Calmann-Lévy, , 442 p. (ISBN 978-2-7021-3760-4, présentation en ligne).
  • Lemba-Tiebwa, Fondements philosophiques du socialisme de Roger Garaudy. Pour une remise en question du socialisme africain, Thèse, Université Lubumbashi, 1982..
  • Marxisme
  • Parti communiste français
  • Élections constituantes de 1945 dans le Tarn
  • Islam
  • Négationnisme
  • Robert Faurisson
  • Mahmoud Ahmadinejad
  • Ressources relatives à la recherche :
    • Cairn
    • Persée
    • PhilPapers (travaux)
  • Ressources relatives à la vie publique :
    • « Maitron »
    • Sénat
    • Base Sycomore
  • Ressource relative à l'audiovisuel :
    • IMDb
  • Intervention de Roger Garaudy au 19ème congrès du PCF, Nanterre, février 1970
  • Roger Garaudy à l'émission Radioscopie de Jacques Chancel, 28 novembre 1978 (extrait)
  • Portail de la politique française
  • Portail de la philosophie
  • Portail du communisme
  • Portail du marxisme
  • Portail de la Seconde Guerre mondiale
  • Portail du Tarn
  • Portail de l’Algérie

Source : Page Wikipedia de la célébrité

Votre avis sur la personnalité
Roger Garaudy

Laissez votre avis sur Roger Garaudy. Selon ce qu'il a accompli tout au long de sa carrière : au sein du gouvernement, de son partie politique, de sa ville ou sa région. Pour sa personnalité, son talent oratoire, sa passion, son programme et vision pour l'avenir ou les lois et actions qu'il a pu mettre en place pour l'écologie, la santé ou l'éducation ...

Autres stars ayant
pour activité / métier : Business / Droit / Politique

Si vous souhaitez corriger / compléter la fiche d’identité
de la personnalité Roger Garaudy (lien Wikipedia, Instagram, sa taille, son âge, son signe astrologique, ...) ou modifier / retirer sa photo.

Contactez-nous

Vous pouvez également proposer une célébrité française ou étrangère non présente sur le site pour le moment en cliquant sur Proposez une star.

Partagez cette page

Monnaies-Monde : Convertisseur de devises des pays dans le monde
BlaguesLOL : Générateur de blagues à partir d'un prénom
Radios-Québec : Écouter les radios du Québec en direct